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Avec Zach Braff, Natalie Portman, Ian Holm, Peter Sarsgaard USA - 2003 |
J'aime beaucoup Zack "Appletini" Braff et je m'attendais
à ce qu'il fasse un film "indé" tout qu'il
y a de plus "indé". Mais avant d'aller au cinéma,
un ami a réussit à me persuader que ce serait une
super comédie, un énorme délire, un truc
de ouf.
Au final je n'aurai rien du imaginer et y aller sans rien espérer
car... Bah, c'est pas une comédie koa (ou elle est vraiment
pas drôle). J'ai trouvé ça bien réalisé,
bien produit, relativement bien joué, c'est beau, la BO
est très bien (Shins, Iron & Wine, Nick Drake, Zero
7, etc.) mais l'histoire est un vraiment linéaire et sur
la fin c'est carrément ridicule.
Je ne sais pas si c'est parce que j'en attendai trop de ce film,
mais je l'ai trouvé chiant à mourir... A priori
il a bien marché aux Etats-Unis et ça a l'air de
plutôt bien se passer en France (aussi bien au niveau du
nombre d'entrées que des critiques), donc on pourra p'tête
espérer d'autres films de ZB dans un avenir proche, tant
mieux.
@
Sur l'affiche, le film est lancé déjà
culte et le réalisateur glissé entre Woody Allen
et Paul Thomas Andersen. Même en prenant en compte, dès
l'entrée, l'exagération dans la louange de la part
du distributeur, difficile de ne pas être déçu
à la sortie. Garden State est pourtant un film plutôt
sympathique sur le papier. Mais la nonchalance de la réalisation
et le peu d'intérêt des péripéties
l'empêchent de décoller. C'est une histoire d'amour
un tout petit peu originale, entre un timide maniaco-dépressif
et une mignonne épileptique. Mais comme leurs symptomes
n'apparaissent pas à l'écran, on reste dans une
romance convenue qui peut apparaître comme le must de l'original
pour de jeunes spectatrices de province.
@+
le retour à la terre d'un comédien un peu râté,
sous lithium depuis l'enfance. Donnie darko se balandait en vélo
dans sa suburb, Large redécouvre son bled paumé
sur le sidecar de son grand père. Le ton est beaucoup plus
léger mais les deux films se ressemblent par certains aspects,
le cadre un peu désolé donc, des personnages principaux
hors le monde, arrachés à leur solitude par un personnage
féminin fort (mais nathalie portman en fait un peu trop
à mon goût). Mais Garden State est plus optimiste
et plus dispersé, il accumule les situations décalées,
joue en permanence avec un humour subtil ou plutôt lourdaud,
chose assez facile vu la belle brochette de personnages déjantés.
On pourrait croire que le film se perd en route en se contentant
d'aligner des situations plus ou moins rocambolesques mais bien
au contraire, au détour d'une péripétie,
on s'aperçoit qu'on s'est fait eu, qu'il a tranquillement
distillé des bouts de psychologie pour chacun et que tout
ça forme une progression cohérente. Une seule réserve,
des fois ça donne vraiment l'impression que le réalisateur
a voulu faire un film indépendant plutôt qu'un film
tout court.
@@@