- Nouvelle Cuisine (Fruit Chan - Chine) : @+ malgré une bonne réalisation
et des personnages bien campés, dès la première
seconde on sait que les raviolis sont à la chair humaine
et ça ne prend pas du tout alors que si on y pense ce qui
se passe est vraiment effroyable. En fait, la seule chose qui
pique l'imagination ce sont les bruitages, ces craquements à
chaque bouchée, ce plof dans l'eau etc...
- Coupez! (Park Chan-Wook - Corée) : @@@ le carrelage blanc et noir de ce huit-clos,
tout comme l'ambiance surréaliste et parfois loufoque évoque
irrésistiblement Lynch. Pour la fille baillonée
et ligottée, maintenue à son piano par un réseau
de fils de fer partant de ces doigts qui se font couper d'ailleurs
toutes les cinq minutes, on pense plutôt au manga hardcore,
la beauté de l'image en plus. l'histoire est assez jouissive
parce que le responsable de tout ça est sévèrement
déjanté mais marrant dans sa débacle assumée
et surtout on ne peut pas trouver acte plus gratuit et intrinsèquement
stupide. seul reproche: on reste un peu sur sa fin quand même.
- La boîte (takeshi Miike - Japon) : @@@+ Je ne m'attendais pas à autant
de subtilité et si peu de gore de la part du réalisateur
d'Audition et de Gozu (et sa séquence anthologique avec
le chien anti-yakuza). Cette fois-ci c'est le rideau rouge et
la déconstruction du récit qui évoque Lynch
mais la beauté un peu théatrale des images, l'atmosphère,
les cassures des personnages rappelle aussi Dolls de Kitano. Mais
le film n'a pas besoin de patronnages prestigieux, c'est juste
de la paresse de ma part devant la tâche qui consisterait
à expliquer toutes les thématiques, tous les maux
qu'il y a dans la boîte.
je sais pas si ma note globale est une moyenne mathématique
mais pour moi elle reflète bien l'ensemble, ses forces
dans la réalisation, l'interprétation et ses faiblesses
plutôt du côté du scénario, du dépassement
de l'exercice formel.
@@+